Le Barreau du Kasaï a décidé de suspendre toutes les prestations des avocats au Palais de justice de Tshikapa jusqu’à nouvel ordre, à la suite de l’agression physique dénoncée contre l’un de ses membres en plein exercice de ses fonctions.
La décision a été annoncée ce vendredi 9 octobre 2026 par le bâtonnier, Me Hubert Ngulandjoko, devant ses confrères réunis en toge. Selon ses déclarations, Me Christophe aurait été violemment frappé par la secrétaire principale du Parquet général près la Cour d’appel du Kasaï et certains agents, alors qu’il intervenait pour défendre les intérêts de son client.
Dans une vidéo parvenue à la rédaction, le bâtonnier a condamné les faits dénoncés et défendu la place de l’avocat dans l’administration de la justice.
« L’avocat, qui est un partenaire privilégié de la justice, a été humilié, ridiculisé et menacé. Nous ne laisserons jamais faire. On ne peut jamais tolérer que l’on tabasse un avocat parce qu’il défend », a-t-il déclaré.
À la suite de cet incident, le Conseil de l’Ordre a annoncé la saisine du procureur général afin qu’une enquête soit ouverte et qu’une audience en procédure de flagrance soit organisée dès lundi 12 octobre, selon les indications du bâtonnier.
Me Hubert Ngulandjoko a également averti que tout avocat qui se présenterait au Palais de justice pour assister un client avant lundi s’exposerait à des poursuites disciplinaires.
« Ce n’est pas pour défendre un individu, c’est pour défendre l’honneur et l’intérêt du corps des avocats », a-t-il insisté, appelant l’ensemble des avocats du Kasaï à se présenter en toge lundi pour soutenir leur confrère et réclamer le respect de l’État de droit.
Le bâtonnier a enfin déclaré faire confiance au procureur général pour faire appliquer la loi, tout en assurant que le Barreau suivrait cette affaire « à la lettre ».
Sadam Kapanda wa Kapanda
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